Pour l'éditeur:
Concernant « Interdire Trump du scrutin serait une erreur », par Samuel Moyn (essai invité, 24 décembre) :
Malgré la grande différence entre nos diplômes universitaires (moi : B.A. de l'Université de Miami, Professeur Moyn : J.D. de Harvard), je conteste la conclusion de l'auteur selon laquelle la démocratie américaine souffrirait si la Cour suprême des États-Unis confirmait la décision de la Cour suprême du Colorado d'interdire Donald Trump. Trump lors du scrutin primaire dans cet État.
Le professeur Moyn cite le fait que de nombreux Américains contestent la culpabilité de M. Trump dans l’incitation aux émeutes du 6 janvier, et affirme que l’exclure du scrutin inciterait à davantage de violence. Mais la rhétorique de M. Trump exhortant ses partisans à « se battre comme un diable » ce jour-là est interprétée par tous, sauf les partisans les plus enragés de MAGA, comme une incitation claire et devrait le disqualifier. Si M. Trump n’est pas puni, comment pouvons-nous nous attendre à ce qu’un perdant mécontent des élections accepte gracieusement sa défaite ?
Le tribunal, affirme le professeur Moyn, devrait prêter attention à l’opinion publique lorsqu’il prend une décision. Le tribunal n’a cependant pas prêté la moindre attention à l’opinion publique lorsqu’il a annulé Roe v. Wade ou lorsqu’il a invalidé la loi de l’État de New York édictant des mesures strictes de contrôle des armes à feu.
Je crois que le tribunal annulera la décision du Colorado, non pas parce qu’il s’agit d’une action en justice appropriée, mais parce que le tribunal est devenu un organe politique partisan en proie à la corruption, dont une majorité de membres aimeraient voir M. Trump revenir au pouvoir. La plupart des Américains, selo...
[Courte citation de 8% de l'article original]